SOUVENIRS D'ECOLE

Publié le par lichty lilly

 

   

                       SOUVENIRS  D’ECOLE.

 

 

 

              Elle est le lieu de convergence de nos souvenirs communs, et j’évoquerai les miens, dans l’idée qu’ils réveilleront dans votre mémoire des détails oubliés.

              Je me rappelle vaguement mon premier jour de classe, début octobre 1936. Je me rappelle l’odeur des cartables neufs, l’ardoise à lignes et carreaux, dans son cadre de bois percé d’un trou d’où passait la ficelle du « Bischel », les plumiers noirs, aux couvercles peints de motifs de couleurs, la boîte à éponge, les longs et minces crayons d’ardoise qu’on taillait en les frottant sur le grès de l’évier, et notre excitation mêlée de crainte pendant que nous nous dirigions tout seuls vers l’école, car nos mères, à l’époque, n’auraient pas eu a l’idée de nous accompagner.

              Sous les marronniers, en attendant 8 heures, les « anciens » nous observaient  en se moquant de nos airs intimidés, et Karschersch Albert s’est approché, pour nous préparer, disait-il, à ce qui nous attendait : chacun des « nouveaux » serait obligé de casse avec ses dents, une chaîne d’acier chauffée au rouge.

             -C’est un sale moment à passer et je ne vous envie pas, ajoutait-il ; mais ne vous tracassez pas trop, on est tous passé par là, et de toute façon vous n’avez pas le choix….

            Nous l’écoutions bouche bée, d’abord incrédules, puis ébranlés par son assurance ; peu à peu la panique nous gagnait et quelques uns se sont mis à pleurer.

              Enfin, dans son pull gris, à bordures rouges et vertes, Alice Frey est apparue sur le pas de la porte. (Quand elle s’est mariée peu après, avec Bittels Emile, nous lui avons fait cadeau d’un service à café alsacien). Nous nous sommes rangés dans la cour bordant le Kirchewej, puis, le coeur battant, nous avons grimpé en silence l’escalier raide et étroit.

             A l’étage, la salle de classe des petits comportait une rangée de bancs à trois places au milieu, flanquée de deux rangées à deux places. Pas trace de chaîne d’acier, nos dents de lait seraient épargnés, et nous commencions à nous détendre.

             Je fais une parenthèse, pour évoquer encore Karchersch Albert et ses fables : l’année suivante, lors d’une épidémie d’oreillons, il est venu nous rejoindre un jeudi devant Fierschteins, tout juste guéri de son « Pusert », et il nous a fait un long discours sur cette redoutable maladie :

            -Si vous l’attrapez maintenant, tant que vous êtes petits, c’est encore à peu près supportable, mais si vous l’attrapez plus tard, comme Hansnickels Fritzel, alors là….Hansnickels Fritzel, der geht de glatte Wänd in de Heh !

 

           Je l’écoutais, épouvantée, en me demandant comment, le cas échéant, j’allais m’y prendre pour escalader une paroi verticale.

           -Alors, si je peux vous donner un conseil, poursuivit Albert, tâchez de choper le Pusert aussi vite que possible, sinon je vous plains, vraiment.

           -Oui, mais comment ? dit l’un d’entre nous.

           Sur quoi il nous a proposé le reste de ses microbes, et c’est avec gratitude que nous avons accepté : de son index copieusement mouillé de salive, il nous a enduit la région des amygdales et je nous vois encore, levant l’un après l’autre le menton, pour nous soumettre à la contamination préventive.

           Ca a marché, puisque peu de temps après nous avons tous eu les oreillons.

         Mais revenons à la rentrée des classes : quand la maîtresse nous a assigné nos places, je me suis retrouvée entre Annelise et Andrée, dans la 2ème rangée du milieu. Une fois adaptées à l’école, nous ne cessions de cancaner et de nous disputer, puisque c’était entre nous une vieille habitude, et tout au long du cours préparatoire, j’ai été envoyée « au coin » au moins trois fois par jour.

        Notre livre de lecture, de Jolly, s’intitule « En riant ». Sur ses pages, nous avons rencontré nos premiers héros littéraires, Toto, de taille moyenne, le long et maigre Jojo, le court et gros René, et Lili dont le torse et la jupe formaient deux triangles symétriques. Des tableaux cartonnés, qu’Alice accrochait à un porte - cartes, complétaient le livre, et le CP ânonnait en suivant la baguette: Toto a lu, Jojo a un âne, Lili est au lit, René a un vélo.

        Les tableaux les plus usés étaient jetés aux orties, et nous les avons découverts un jour dans le jardin à l’abandon, entre le pignon arrière de l’école et le mur du cimetière. Ils nous ont inspiré un jeu pour quelques soirées de printemps : l’une d’entre nous était la maîtresse, et une autre tenait le rôle de Nancy Schlumberger (à laquelle Mme Bucher a donné pendant quelques temps des leçons particulières). Dans notre mise en scène, il était entendu que Nancy devait bafouiller en déchiffrant, et se faire gronder par la maîtresse. Sans doute cherchions-nous, fût-ce par un jeu, à nous venger de l’enfant de riches, qui dédaignait l’école du village.

        En 2è année, ma voisine, près des fenêtres, était Strohkättels Grittel, qui nous dépassait tous en taille et en sagesse, et qui, très réservée, ne participait guère à nos jeux. Ma dernière année dans la classe des petits, je l’ai passée dans le banc du fond, à côté de Irma, dont les bordures, dans le cahier du jour, étaient toujours impeccables, et qui, pour mon anniversaire cette année-là, m’a dessiné une très jolie corbeille de fleurs que j’ai longtemps gardée.

        D’autres souvenirs me reviennent en vrac : les jours de décembre, pendant que ronflait le poêle et que baissait la lumière, qu’il faisait bon à l’école ! Par la fenêtre, nous guettions les premiers flocons de neige, nous récitions nos versets, pour la fête à l’église, nous dessinions avec ferveur des sapins, si décharnés qu’ils ressemblaient à de futures antennes télés, et je me rappelle une dictée de circonstance, où tout le cours élémentaire avait fait une faute dans le mot « Noël ». Mme Bucher nous a fait chercher l’erreur, mais tout le monde séchait, jusqu’au moment où un doigt s’est levé dans la rangée de gauche. C’était Wohmars Alice, qui disait « N majuscule ».

         J’aimais aussi les orages pendant les heures de classe : nous étions tous ensemble, sous la protection de la maîtresse, et il ne pouvait rien nous arriver, si bien que la peur devenait une sorte de jeu grisant, et que nous riions de nos sursauts, quand  le tonnerre roulait dans le ciel avec un bruit de chariot. 

         Mais l’incident qui m’a le plus impressionnée au cours de ces trois ans, c’est la rage que Hecks Pierre a piquée un jour, parce- qu’il s’estimait injustement puni. La maîtresse se tenait à l’entrée de la cour, abasourdie, et lui, haut comme trois pommes dans son tablier noir boutonné dans le dos, il s’éloignait en continuant à l’invectiver.

         -Je viendrai raconter ça à ton père, a-t-elle crié, tu vas voir!

        Il s’est retourné pour la défier de plus belle en ponctuant du menton :

        -Kumm numme, ich wart uff dich ! Kannsch kumme wann de willsch!

         Je n’en revenais pas: il osait tutoyer la maîtresse ! au mépris des conséquences, qui pourtant s’annonçaient lourdes ! Mais c’était un héros, ce mec là !

         L’épilogue, le héros lui-même me l’a appris, il n’y a pas longtemps : son gendarme de père ne plaisantait pas avec la discipline, et c’est à genoux devant Alice que Pierrot à demandé pardon.

      La rentrée de 1939 a été troublée par les faits de guerre. Enceinte de Jean-Claude, Mme Bucher était partie à Cholet (Maine et Loire) dès septembre ; M.Muller était incorporé dans l’armée et c’est avec le vieux père Gassert, venu on ne sait d’où, qu’a démarré l’année scolaire. Il instruisait les grands le matin, les petits l’après-midi, sans jamais s’énerver, avec une bonhomie et une indulgence à toute épreuve.

         -Langsam ! Nit huddeln ! disait-il quand nous nous embrouillions dans les exercices de calcul mental.

        Les nouveaux du cours préparatoire ont donc entrepris l’apprentissage de la lecture avec un grand-père gâteau, qui les dépaysait d’autant moins qu’il s’adressait à eux en alsacien.

          Parmi ces nouveaux, Paulette avait décidé que, la lecture ça pouvait attendre. Aussi, quand venait son tour, elle se débrouillait pour le laisser passer :

-So, Paulettel, les jetz du widdersch !

Fouillant dans son cartable, Paulette répondit :

-Jetz ess ich a Appel !

Gassert la laissait faire et ne revint à la charge que lorsqu’il restait de la pomme que le trognon :

-Awer jetz bisch du dran, Paulettel. Les jetz scheen..

Alors, calmement, elle se leva pour se diriger vers la porte :        

 -jetz geh ich brunse !

Et elle revint quand la leçon de lecture était terminée. (C’est de Milly que je tiens cette charmante histoire.)

Le père Gassert est parti comme il était venu, discrètement, sans faire de remous, et personne n’a plus entendu parler de lui.

 

Après son départ, l’école a chômé pendant quelque temps ; puis est arrivé Melle Riehm, une jeune femme brune à chignon, au visage sévère. Schneidersch Magrit, qui était retournée vivre chez ses parents, lui a proposé une chambre dans le logement de service de l’ancienne mairie.

          Dès le 1er jour, la « nouvelle » nous a infligé une leçon sur les fractions, et passé un savon à Thomässels Ann qui était arrivée en retard. Nous faisions la grimace, nous n’étions pas emballés. L’après-midi, elle nous a fait chanter tout notre répertoire : Salut riant village, Martyrs sacrés, Brillant comme une aurore, Ma Normandie….Elle était bizarre, décidément, comme retranchée derrière un mur invisible.

          Le lendemain, nous attendions devant l’école : 8h, 8h30, elle ne venait pas et les commentaires allaient bon train :

-Do hätt se nit brüche mit der Ann händle gischert…

A neuf heures les gens ont commence à s’inquiéter, on est allé voir: le lit n’était pas défait, sur la table de nuit étaient posées trois lettres.

La Sarre en crue charriait une eau jaune, limoneuse. Sur le pont on a découvert le manteau, accroché à un pilier, et les chaussures posées contre le parapet. Plus tard, au Holzwinkel, on a trouvé son corps.

Melle Riehm est enterrée contre le mur du cimetière, à gauche en entrant, sous un buisson de buis qui a tout envahi. La croix a disparu et son souvenir s’est effacé.  

      

        Ensuite deux institutrices ont été nommées à Diedenuff, l’une pour les grands, l’autre pour les petits.

        Melle Carbinier avait une chambre chez Reewe, où Freddy se servait de son rouge à lèvres pour marquer les porcelets, avant de les lâcher dans le troupeau, qui s’en allait vers la Unner.

Elle portait souvent une jupe plissée bleu marine, à liserés blancs, qui volait haut pendant les leçons de gymnastique, et dans la classe du rez-de –chaussée, le passe-temps favori des « vétérans » consistait à s’embusquer derrière le poêle, entouré d’un pare-feu dans lequel ils avaient pratiqué une ouverture pour observer le « Bachowe » de la maîtresse.

        Chargée de la petite classe, Melle Helmstetter avait l’habitude de s’asseoir sur le rebord de la fenêtre, les pieds sur le bahut posé en dessous, et les grands de fin d’étude ont décidé de lui jouer un tour : grâce à la corvée de bois, qui leur donnait accès à la salle avant 1h, Karschersch Marcel s’est caché dans le bahut, et quand le couvercle s’est lentement levé sous ses pieds, Mathilde, de saisissement, a failli tomber par la fenêtre.

        L’hiver 39/40 a été long et rude, et dans le couloir de l’école, sous la rangée de bonnets et de cache-nez qui surchargeaient les crochets, nos sabots traînaient pêle-mêle sur toute la largeur du carrelage. A la sortie, c’était la bousculade, les coups de poing, les coups de gueule : « Halt ! du hash miner Klumbe ! », et il n’était pas prudent de s’aventurer dans la mêlée, tant qu’y retentissait le baryton de Freddy.

        Souvent toute l’école allait faire de la luge au Serrgarte, ce lieu magique où nos pères déjà s’amusaient aux glissades sur leurs tombereaux en bois plein, dont la partie avant, plus basse, s’incurvait en une « Muld » pour les fesses du passager. Nous dévalions la pente, serrés à 2-3 sur nos luges pilotées à coups de talon, ou alors nous faisions un « Pansert », couchés à plat ventre, et gouvernant l’engin du bout des orteils.

         Cantonnés au village depuis l’automne, et intégrés à notre monde, quelques uns des « Hunnertzwanzichre » venaient parfois nous y rejoindre, coiffés de leurs « Geisse-ittre », sous prétexte de participer à nos jeux, mais surtout pour les beaux yeux des institutrices.

         Il y a eu aussi, cet hiver-là, une randonnée de l’école à Kleingeroldseck près de Stinzel. Quand Eddy, mon petit frère s’est aventuré sur les anciens fossés du château-fort, la glace a cédé. Trempé comme une soupe, le frangin bleuissait sous la bise, et la maîtresse, affolée par des images de pneumonie, l’a déshabillé, séché, frictionné, avant de le revêtir de son propre pull, de ses chaussettes et de sa culotte tricotée en coton blanc, où se dessinaient les trous-trous du « Gussdiechel ». Puis, au pas de course, on l’a ramené à la maison.

Le voyant arriver ainsi accoutré, ma mère a éclaté de rire, tandis que la maîtresse au bord des larmes, faisait son mea culpa. Le lendemain, c’est elle qui a dû garder le lit avec une bonne angine, et les lurons de la 120è Compagnie ne se sont pas privés de se payer sa tête :

-Voilà ce que c’est de se promener sans culotte en plein hiver !

Ils ajoutaient, égrillards, qu’Eddy était un sacré veinard tout de même, et qu’ils auraient donné cher pour  être à sa place, à se faire éplucher par Mathilde, là-bas au pied du donjon….

          A Pâques, quand Mme Bucher est revenue à son poste, Melle Helmstetter est allée reprendre ses études de médecine, tandis que le cours moyen-fin d’année restait livré à Melle Carbinier et beaucoup à lui-même.

          

       C’était souvent un joyeux souk dans la classe, surtout les samedis après-midi, quand, dans une ambiance de braderie, nous échangions nos livres de bibliothèque. Dans le brouhaha général, Nerschersch Charel criait au fond de la salle, en tirant du placard les volumes reliés de toile verte :

-Wer will « les vacances » ? Wer will « Le capitaine Corcoran”?

        Ensuite on procédait au nettoyage des encriers, qu’il fallait extraire  du banc où ils étaient encastrés, pour aller les rincer dans la cour, car la semaine y avait dépose des sédiments de toute sorte : noyaux de cerises, rognures de taille-crayons, confettis de papier buvard qui accrochaient au bout des plumes de traîtres filaments, dont les traces ornaient nos cahiers de jour et de devoirs mensuels. Ce nettoyage était une opération périlleuse, à cause des garçons, qui s’y connaissaient pour les bousculades au bon moment : un petit coup de coude en passant, et le brouet violet ou bleu Waterman vous giclait sur le tablier, parfois même jusque sur nos bas de coton, que nous tricotaient nos mères, et qui tirebouchonnaient sur nos tibias, au bout des élastiques à boutonnières attachés au « Léiwel ».

         La maîtresse n’intervenait pas trop ; peu nerveuse et amoureuse de surcroît (de Belami, supposions-nous), elle laissait voler les boulettes des           « Spatzeschnellre ».

         De toute façon, même en-dehors de l’école, les temps étaient au désordre : encombré de véhicules de toutes sortes, le village s’animait d’un va- et- vient incessant de chiens, de poules, de gamins et de militaires, logés chez l’habitant. Nous les aimions, ces poilus qui introduisaient dans nos maisons leurs cantines et leur odeurs, et qui agrandissaient nos cercles de famille..

         Bref, pour nous, les enfants, cette pagaille générale était une aubaine. Toujours fourrés avec les bleus, les garçons participaient aux activités de la Compagnie, lavage de camions, nettoyage d’armes, corvées de pluche ; Eddy prenait en outre des leçons de conduite avec l’ordonnance de Guenard-Corréard, les deux lieutenants cantonnés chez nous. Ce sombre Michel, qui ne parlait à personne, était tombé sous le charme de mon petit frère, au point de tout lui permettre : un soir, Schrinersch Luis, en route pour la laiterie, est resté planté sur la place en croisant la traction des officiers, qui se dirigeait vers la pompe à essence dans Lauche Hoft : à part Eddy, dont la tête dépassait à peine le tableau de bord, il n’y avait personne dedans, car Michel suivait à pied.

         Quant à nous, les filles, nous nourrissions chacune un sentiment flamboyant pour l’un ou l’autre des militaires. Nos fiancés, hélas, n’étaient pas au courant, mais n’était-ce pas malgré tout un gage d’amour, quand ils partageaient avec nous leur ration de chocolat ?

 Nous en parlions entre nous, en employant le pronom possessif : le mien a mangé avec nous hier soir, le mien va partir en permission…Malgré la concurrence, car des vieilles de 20 ans le courtisaient, mon choix s’était porté sur Juschtins Vinot. Il était timide, il avait de l’acné et il venait d’Epinal.

          Lorsqu’à la débâcle, les Hunnertzwanzichre nous ont quittés avec armes et bagages, nos cœurs se sont brisés : sans eux, le village soudain, semblait désespérément vide et morne, et nous errions, déboussolés, dans la rue trop large, où il n’y avait plus rien à faire, ni à voir.

          Puis le mot a couru : « se kumme ! », par un beau matin de juin. Notre bande était installée sur Fiersteins Stej, quand les premiers chars, venus par la forêt, ont traversé le village. Debout sur les véhicules, l’œil aux aguets, la mitraillette au poing, les conquérants casqués ne rigolaient pas, même pas quand Etweins Harele a lancé comme une blague le premier Heil Hitler !

          Les suivants étaient moins crispés. Ils se sont arrêtés, pour boire et sonder les cœurs :

-Na, Muttchen, freut Ihr Euch ? Jetzt seid Ihr unser.

-Ja, a dit Fiersteins Anna, vom Nawel bis zum Brunser !

Le changement s’est operé peu à peu. « Raus mit dem welschen Plunder ! » clamaient les affiches, pour nous inciter au nettoyage.

L’école s’est purgée de ses manuels de langue française, les épiceries ont décollé leurs panneaux Ovomaltine, pour mettre à la place Ata, Imi, Henko, et plus tard Kohlenklau, les fumeurs ont renoncé au tabac gris et aux High Life (prononcé Hischliff), Roger est devenu Rüdiger, et Germaine a écopé d’un Germania, aménagé par la suite en Hermine.

                 

 Lilly Lichty

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       

       

 

 

 

 

 

 

      

 

        

Publié dans HISTOIRE LOCALE

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Marine 06/06/2011 22:18


C'est par hasard que je suis tombée sur votre article. J'ai été touchée par l'histoire, très bien écrite. Mais c'est surtout les personnages qui ont attiré mon attention. Alice Bucher était mon
arrière-grand-mère et Jean-Claude est mon grand-père. Je suis une passionnée d'Histoire et je garde une place privilégiée pour celle de ma famille.
Je vous remercie pour cet article, car il m'a permis d'en savoir un peu plus sur mon arrière-grand-mère, que j'ai hélas très peu connue. Mon grand-père m'a souvent parlée d'elle, mais un oeil
extérieur peut être aussi bon à prendre.
Merci encore pour ce témoignage sur la Deuxième Guerre mondiale. Je trouve qu'on parle peu du cas du l'Alsace dans les manuels scolaires.